Communication et rapport de développement durable

lundi 12 juillet 2010 par Christelle Masson

Nul n’attend d’une entreprise qu’elle soit irréprochable. Comme un être humain, une entreprise n’est pas parfaite. Cependant, ses parties prenantes s’attendent à ce qu’elle soit transparente dans sa communication et sa démarche de développement durable, et qu’elle soit honnête dans les résultats qu’elle transmet.

Le rapport de développement durable, si on veut qu’il soit crédible, consiste en un exercice de communication où l’entreprise fait étalage non seulement de ses succès, mais également des difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de sa stratégie de développement durable. On intègre les attentes des parties prenantes de l’entreprise, qu’elles soient internes ou externes, on porte un regard honnête vis-à-vis du passé, on se donne des objectifs réalistes pour le futur et dans chacune des pages, transparaissent culture, valeurs et bien évidemment, stratégie de l’entreprise. On reste humble et non plus axé sur les « bonnes nouvelles ».

Dépendamment de la taille de l’entreprise, une équipe à l’interne doit être mise en place afin d’analyser les divers enjeux, de recueillir, regrouper et analyser les données. L’équipe se complète de représentants des diverses parties prenantes de l’entreprise, éventuellement de consultants externes. Après avoir déterminé et priorisé ses enjeux environnementaux, sociaux et économiques, l’entreprise s’auto-diagnostique sous les divers critères, mais également se fait évaluer par ses propres parties prenantes. Tout ce qui est en lien avec les résultats dans le temps ou dans l’espace, s’évalue grâce à différents indicateurs de performance assortis d’objectifs, de données quantitatives et qualitatives. Chaque indicateur doit être pertinent et cohérent, afin de répondre à une problématique précise et bien sûr, doit être compris par les publics ciblés et, en adéquation avec la nature des activités et la mission de l’entreprise.

L’ensemble des enjeux, des attentes, des résultats, des indicateurs, des comparaisons, des objectifs, etc., se regroupe et se présente d’une manière visuelle et harmonieuse dans un document nommé, rapport de développement durable. En faisant valider (ou réaliser) ce rapport par une source externe, on s’assure de sa crédibilité. Un tel rapport, où respire une communication intègre, ne peut qu’être favorable à l’image de l’entreprise puisqu’elle lui permet de détecter ses enjeux économiques, environnementaux et sociaux, de consolider les liens avec ses parties prenantes, de les sensibiliser et les inclure à une démarche responsable, de diagnostiquer ses meilleures pratiques, de se donner des objectifs afin de remédier aux moins bonnes, de se comparer à la compétition, de suivre au fur et à mesure ses résultats, etc.

N’importe quelle PME s’engageant dans une démarche responsable peut initier un rapport de développement durable. Ce rapport ne constitue pas l’exclusivité des grandes entreprises. On peut commencer « petit » et évolutif. En grimpant sur la première marche, les entreprises, quelque soit la taille bénéficieront de cet effort de communication.

Christelle Masson


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