Développement Durable, 101

mardi 12 juin 2007 par Christelle Masson

Depuis près de quarante ans, certaines voix se sont élevées pour souligner les effets néfastes à la croissance économique et pour ne pas hypothéquer nos conditions de vie sur notre planète, et surtout, celles des générations futures. Peu à peu a émergé un nouveau concept alternatif au mode de développement économique classique qui perdurait. « Le développement durable répond aux besoins des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ». Extrait du Rapport Bruntland . Avec la mondialisation et l’accroissement de la population, ce lien entre l’économie, la société et l’environnement devenait évident et pour soutenir une croissance économique durable, la nécessité d’adapter les stratégies sociales et environnementales s’imposait.

Que ce soit au niveau international, régional ou local, ce modèle suppose que le développement s’articule sur trois axes principaux : environnemental, social et économique.

- La protection de l’environnement par la réduction de la pollution (diminution des émissions de gaz polluants, sécheresse…), par la protection de la biodiversité, le développement des énergies renouvelables et de l’agriculture biologique.

- Le développement social par le combat contre la pauvreté et l’exploitation des enfants ; par l’accès à l’éducation, à la santé, par l’amélioration des conditions de vie, la solidification des groupes sociaux à travers les syndicats, les associations et les ONG.

- L’économie par la mise en place d’une coopération internationale avec les pays en voie de développement, par le changement des modes de production et de consommation et la croissance du commerce équitable...

Souvent, gravite autour de ces trois axes la notion de bonne gouvernance. « La gouvernance peut être considérée comme l’exercice des pouvoirs économique, politique et administratif pour gérer les affaires des pays à tous les niveaux. La bonne gouvernance est participative, transparente et responsable. Elle est aussi efficace et équitable. Elle assure que les priorités politiques, sociales et économiques sont fondées sur un large consensus dans la société et que les voix des plus pauvres et des plus vulnérables sont au coeur du processus de décision sur l’allocation des ressources pour le développement », définie par le Programme des Nations Unies pour le développement.

Afin de tendre vers ce développement, les entreprises ont un rôle significatif à jouer. Au niveau des entreprises, s’engager dans la voie du développement durable signifie l’intégration de ces trois axes de responsabilité environnementale, de responsabilité sociale ainsi que d’efficacité et de rentabilité pour la dimension économique. L’entreprise, système ouvert avec des sous-systèmes interreliés maintient une relation dynamique avec son environnement, représenté par ses parties prenantes (fournisseurs, clients, employés, communauté avoisinante, investisseurs, ONG…). Mettre en place une politique de développement durable agit sur les processus de l’entreprise, que ce soit au niveau des pratiques commerciales, des ressources humaines… Ici encore, la notion de bonne gouvernance prend toute sa place.

Christelle Masson, MBA

E3-management

Photo : Dr Gro Harlem Brundland


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