RSE : transformer la contrainte en occasion d’affaires

mercredi 13 février 2008

Auteur : Alexis Beauchamp

Pour un nombre croissant d’entreprises, la responsabilité sociale des entreprises (RSE) est perçue comme une source de revenus, et non plus seulement comme des obligations.

Cette proportion atteindrait 68 %, selon une récente étude réalisée par IBM, « Attaining Sustainable Growth Through Corporate Social Responsibility ».

Plus de la moitié (54 %) des entreprises croient que les initiatives de RSE leur fournissent un avantage compétitif.

Une meilleure transparence, un engagement accru envers leur communauté et l’adoption des meilleures pratiques environnementales sont quelques unes des formes que peut prendre la RSE.

Le sondage réalisé par IBM met toutefois en lumière un paradoxe, alors que les trois quarts des entreprises interrogées avouent mal comprendre les préoccupations de leurs clients en ce qui a trait à la RSE.

Ces clients sont d’ailleurs mieux informés que jamais à propos des pratiques d’affaires du secteur privé, notamment grâce à Internet.

Parallèlement, les groupes de pression et ONG surveillent activement les entreprises : 75 % des entreprises affirment que le nombre de groupes recueillant de l’information sur leurs activités a augmenté depuis trois ans.

Une courbe des valeurs

L’étude d’IBM a par ailleurs schématisé la progression type des activités de RSE d’une entreprise. IBM appelle cela une courbe des valeurs de RSE.

La première étape implique la conformité légale des entreprises, qui respectent les lois et normes des pays où elles sont présentes.

Les firmes adoptent ensuite une politique de « philanthropie stratégique », qui consiste à aligner les dons charitables avec des objectifs d’affaires.

La troisième étape est l’autoréglementation basée sur les valeurs de l’entreprise, qui peut prendre la forme d’un code de conduite, par exemple.

Par la suite, les entreprises doivent rendre leurs activités de RSE plus efficaces…et rentables. On quantifie les économies pouvant découler de mesures d’efficacité énergétique, par exemple.

Enfin, les activités de RSE deviennent un moteur de croissance pour l’entreprise, en ouvrant de nouveaux marchés ou en facilitant des partenariats novateurs.

Voilà comment IBM perçoit l’intégration progressive de la responsabilité sociale des entreprises dans la stratégie principale de l’entreprise.

Si l’on se fie à cette courbe, la majorité des entreprises auraient déjà mis en place une politique RSE mature.

Source : Vision durable



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