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Renouvellement de la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles : le monde municipal présente ses demandes au gouvernement du Québec
jeudi 14 février 2008
MONTREAL, le 12 février 2008
Alors que la Commission des transports et de l’environnement de l’Assemblée nationale amorce ses audiences sur l’avenir de la gestion des matières résiduelles au Québec, l’Union des municipalités du Québec, la Fédération Québécoise des Municipalités, la Communauté métropolitaine de Montréal, la Communauté métropolitaine de Québec et l’Association des organismes municipaux de gestion des matières résiduelles ont présenté au gouvernement leurs demandes quant au renouvellement de la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles 1998-2008.
Dans la déclaration qu’ils ont unanimement adoptée, les représentants du monde municipal demandent ainsi au gouvernement du Québec que la prochaine Politique québécoise de gestion des matières résiduelles prévoit :
que les matières résiduelles soient gérées en fonction de la hiérarchie des 3RV et qu’en conséquence, tous les efforts soient consentis pour maximiser, dans l’ordre, la réduction à la source, le réemploi, le recyclage et la valorisation ;
que les modes de traitement des matières organiques et des résidus ultimes, qui permettent de produire une énergie verte, soient reconnus comme une forme de valorisation des matières résiduelles ;
la création d’un programme national de financement des infrastructures de valorisation des matières organiques et des résidus ultimes ;
la compensation à 100 %, d’ici 2010, des coûts municipaux de la collecte et du traitement des matières recyclables par l’industrie en fonction du principe de la responsabilité élargie des producteurs.
Le maire de Saint-Prime et président de la Fédération Québécoise des Municipalités, monsieur Bernard Généreux, a déclaré que les municipalités du Québec travaillent d’arrache-pied pour favoriser l’atteinte des objectifs de récupération établis dans la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles 1998-2008 : "Nos municipalités sont ainsi en voie d’atteindre l’objectif de récupérer 60 % des contenants, des emballages, des imprimés, des médias écrits en papier, du carton, du verre, du plastique et du métal.
C’est un premier pas important qui sera suivi par l’atteinte des objectifs en matière de valorisation des matières organiques".
A cet égard, le maire de Sherbrooke et président de l’Union des municipalités du Québec, monsieur Jean Perrault, a souligné l’importance que les municipalités puissent obtenir les moyens adéquats pour atteindre les objectifs qui sont établis par le gouvernement du Québec : "Les municipalités du Québec souscrivent aux objectifs du gouvernement, mais ne pourront les atteindre sans un appui financier conséquent de ce dernier.
En particulier, nos municipalités demandent toujours à Québec la compensation à 100 % des coûts municipaux de la collecte des matières recyclables par l’industrie selon le principe de la responsabilité élargie des producteurs".
Le maire de Montréal et président de la Communauté métropolitaine de Montréal, monsieur Gérald Tremblay a pour sa part indiqué que la construction d’équipements et technologies de traitement des matières organiques et des résidus ultimes permettrait de contribuer à l’atteinte des objectifs de réduction des gaz à effet de serre établis dans le plan québécois de lutte contre les changements climatiques : "L’ampleur des changements climatiques auxquels nous sommes confrontés nous oblige à considérer toutes les alternatives technologiques à notre portée pour réduire les émissions de gaz à effet de serre".
Pour sa part, le maire de Laval et vice-président du conseil de la Communauté métropolitaine de Montréal, monsieur Gilles Vaillancourt, rappelle surtout l’importance de doter les villes des infrastructures requises pour répondre aux besoins grandissants, notamment en ce qui a trait au virage nécessaire entrepris par les municipalités. Selon lui : "Nous devons être cohérents dans nos gestes avec notre discours. Nous sommes maintenant rendus à l’étape de valoriser les résidus organiques et ultimes. Pour ce faire, des ouvrages de valorisation devront être construits. Toutefois, les villes n’ont pas la capacité financière de recourir à de telles alternatives technologiques sans une aide substantielle du gouvernement du Québec".
Le président de la Communauté métropolitaine de Québec et maire de Québec, monsieur Régis Labeaume, a quant à lui indiqué qu’un éventuel programme de financement des infrastructures de valorisation des matières résiduelles est indispensable pour permettre aux municipalités de la région métropolitaine de Québec d’aller de l’avant en matière de compostage. Ce programme devrait par ailleurs considérer les efforts qui ont déjà été consentis par certaines municipalités : "C’est une question d’équité. Certaines villes, comme celle de Québec, ont déjà investi des sommes importantes pour ne pas enfouir leurs matières résiduelles. Je souhaite que les discussions que nous aurons sur un éventuel programme de financement des ouvrages de valorisation des matières résiduelles tiennent compte de cet élément".
Finalement, le président de l’Association des organismes municipaux de gestion des matières résiduelles, monsieur Benoît Delisle, s’est réjoui que le monde municipal se soit entendu sur certains grands principes qu’il souhaite voir inclus dans la prochaine Politique de gestion des matières résiduelles : "Les gestionnaires qui assurent la mise en oeuvre quotidienne de cette politique ont tout avantage à avoir une perspective à long terme qui permet de faire des choix technologiques judicieux".
Signalons que les organismes signataires de la déclaration du monde municipal sur le renouvellement de la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles 1998-2008 ont tous été invités à présenter un mémoire à la Commission des transports et de l’environnement de l’Assemblée nationale dont l’objectif est notamment de dégager des orientations pour le renouvellement de la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles 1998-2008. Les audiences de la Commission ont débuté le 6 février et se poursuivent jusqu’au 26 février prochain.
Source : CNW
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